Notre enfant ne veut plus exploiter et tuer. On est bien embêtés.

Alors on lui ment et on la manipule. Et on en est tellement fiers qu'on le dit à tout le monde!

C'est sur le blog «Mon nid» qui chronique la vie d'une famille - «Une maman, son Homme, leurs trois oisillons, un nid».

Post du 26 juin 2013:

Il y a quelques temps, Coquillette a décidé de devenir végétarienne… et on était bien embêtés…

Nous avons laissé passer quelques temps, nous avons fait un truc bâtard (l’obliger à manger de la viande, mais pas trop, ne plus l’obliger, mais se poser 10 000 questions…). Bref. Nous n’étions pas au clair avec tout ça, et il nous fallait un avis extérieur.

Alors j’ai pris rendez-vous avec la pédiatre de Bouchon. Gentille, très à l’écoute, de bon conseil. J’ai pris soin de lui expliquer la situation au téléphone, pour qu’elle se prépare un peu à cette drôle de consultation, et elle nous a réservé deux créneaux, pour ne pas être pressés par le temps.

Coquillette attendait beaucoup de ce rendez-vous. Nous aussi. Ca tombait bien !!!

Le jour J, l’Homme a pu se libérer pour garder les deux oisillons les plus jeunes, et nous sommes parties entre filles à la consultation.

Et la pédiatre a été super. Elle a questionné Coquillette, a tenté de comprendre les raisons de ce choix. Elle l’a écouté, et l’a valorisée, en ne disant jamais que cette idée était absurde. Mais elle lui a expliqué que manger des animaux n’était pas cruel, mais de fait. Que nous avions été créés comme ça. Et puis, chose à laquelle nous n’avions pas pensé, elle lui a expliqué la chaîne alimentaire. Elle lui a dit que les coccinelles mangeaient les pucerons, et que sans cela, les pucerons pulluleraient, et extermineraient certaines plantes. Qu’il était donc nécessaire que les coccinelles continuent à manger les pucerons. Et les araignées les coccinelles, pour éviter à celles-ci d’exterminer tous les pucerons ! etc. Elle a conclu (forcément), que les hommes avaient leur place dans cette chaîne alimentaire, et qu’il ne fallait pas tenter de changer les choses au risque de déséquilibrer tout le système !

Forcément, ma Coquillette, ça ne lui a pas trop plu, tout ça. Ce n’était pas du tout (mais pas du tout) ce qu’elle voulait entendre ! Mais elle a compris. Et admis. Au moins pour le moment.

La pédiatre a dit à Coquillette qu’elle était jeune et belle, et qu’elle avait besoin pour bien grandir de manger de tout. Elle a ajouté que ça l’embêterait que Coquillette ait des manques et ne grandisse pas harmonieusement, du coup. Bien sûr, il pouvait y avoir des médicaments, pour compléter les apports des légumes. Mais prendre des médicaments au quotidien, à tout juste 8 ans, ce n’est pas terrible non plus pour la santé…

Le médecin a bien expliqué à Coquillette que quand elle serait plus grande, elle pourrait prendre cette décision. Mais que là, en pleine croissance, ce n’était pas l’idéal.

Et alors, elle a eu une idée de génie. Une idée qui montrait à Coquillette qu’elle avait été entendue. Une idée qui lui prouvait que sa demande avait été écoutée. Elle lui a expliqué que chez les bouddhistes (oui, elle est bouddhiste, ma pédiatre), ils faisaient de temps à autre une semaine de purge. Ou bien un jour de purge par semaine. Un jour de jeûne, quoi. Et donc, elle proposait à Coquillette de se choisir un jour par semaine qui serait jour végétarien. Un jour pendant lequel on jouerait le jeu, l’Homme et moi. Un jour où elle puisse affirmer ses désirs. Un jour choisi où elle ne mangerait pas de viande. Et puis le reste du temps, si. Un peu. Avec des œufs 3 fois par semaine, pour aider. Pour ne pas trop la brusquer.

Coquillette a topé-là.

J’ai topé-là.

La pédiatre a topé-là.

Depuis, dans le nid, le lundi est végétarien. Au moins pour Coquillette.

Depuis, Coquillette se force plus facilement les autres jours.

Depuis, elle a de nouveau tous les apports nécessaires à sa croissance.

Depuis, nous soufflons un peu.

L'article est suivi d'une demi-douzaine de commentaires d'internautes enthousiastes concernant cette pédiatre «au top», «fabuleuse», qui «a trouvé les mots juste et un superbe compromis».

Le lien au début du texte ci-dessus renvoie à un autre post du blog, qui raconte les premiers signes de la volonté perverse de Coquillette de ne pas manger les animaux. On y apprend que Coquillette a environ 7 ans et demi. Quelques extraits:
 

Ca fait quelques semaines qu’un travail de sape a commencé niveau Coquillette, à base de « Maman, elle est pas bonne, cette viande ! », « Maman, elle est dure, cette viande ! », « Maman, elle a un drôle de goût, cette viande ! », « Maman, j’aime pas cette viande ! ».

Ok…

C’est pas grave, on la force un peu, et ça passe.

Hérisson, qui continue à toujours faire comme sa sœur, trouve lui aussi la viande « pas bonne », « trop dure », « bizarre », « que je l’aime pas »… et en mange la totalité tout en parlant…

Ok…

Oui, mais voilà. Coquillette a aussi commencé à nous expliquer qu’elle trouvait ça cruel de manger de la viande. Pauvres petits lapins qui n’avaient rien fait de mal… J’ai tenté de lui expliquer que c’était la loi de la nature et qu’on avait besoin des apports de la viande pour se constituer correctement, mais bon… Je n’ai pas dû être très convaincante…

(...)

Et ni l’Homme ni moi ne savons trop quoi faire… Ok, on pourrait forcer. Et elle en mangerait. Elle est comme ça, Coquillette, disciplinée, elle écoute ses parents. Mais d’un autre côté, elle a l’air décidée (attends, elle n’a pas pris de charcuterie, quoi !). Elle a des arguments. Et nous, on a l’air con.

Alors je dois me renseigner. Savoir si c’est possible d’être végétarien à cet âge. Si ça n’engendre pas de carence.

Et puis surtout, si c’est possible d’être végétarien enfant, sans carence, je suis mal. Il va falloir que je trouve un autre moyen de lui faire avaler des protéines animales et tout ce qu’apporte la viande (oui, et à Hérisson aussi, hein !).

Quelques remarques. Le «elle a des arguments, et nous on a l'air con» dit pratiquement tout: la gamine de même pas huit ans a des arguments, et de la détermination, et les parents n'ont pas d'arguments, mais de la détermination eux aussi. Ils tentent de jouer sur les goûts de la gamine (elle aime la charcuterie), mais ça ne marche pas. Il faut pourtant y arriver. Inquiétude: «Et puis surtout, si c’est possible d’être végétarien enfant, sans carence, je suis mal.» Alors ils s'y mettent à trois, avec une spécialiste; et avec les moyens: une consultation double et bien préparée.

La pédiatre finit par y arriver (à peu près), grâce à:

- des contre-vérités;
- des arguments hors sujet;
- de la flatterie;
- la proposition d'un compromis bidon.

Contre-vérités:

- Le regard négatif sur le végétarisme d'un point de vue nutritionnel, alors que visiblement la pédiatre n'en sait pas grand chose.
- Les compléments alimentaires s'appellent «compléments» et non «médicaments». La pédiatre le sait, mais choisit volontairement un terme qui fait peur, qui suggère qu'on est malade si on est végé.
- L'idée fantastique selon laquelle il nous faut manger les animaux pour «réguler» leur population.

Même en supposant que la pédiatre, et la mère, sont mal informées concernant l'aspect nutritionnel, il est difficile de ne pas voir dans les deux autres contre-vérités proférées des mensonges délibérés.

Arguments hors sujet:

- «Nous [avons] été créés comme ça» Créés par qui? En quoi ça empêche de décider de changer?
- Toute l'histoire de la chaîne alimentaire n'a aucune pertinence, sauf si on suppose (cf. ci-dessus) qu'il nous faut manger les animaux pour «réguler» leur population.

La flatterie: «Elle l’a écouté, et l’a valorisée, en ne disant jamais que cette idée était absurde.» «a dit à Coquillette qu’elle était jeune et belle» «Une idée qui lui prouvait que sa demande avait été écoutée.».

Au final, on permet à la gamine de ne pas manger de viande une fois par semaine, tout en «compensant» par des œufs. Et elle est censée être contente.

La mièvrerie du ton voudrait masquer la violence de l'opération. Et le déluge de commentaires louangeurs montre une chose: pour ce genre de manipulation malhonnête, il y a de la demande.

Commentaires

1. Le dimanche, juillet 21 2013, 19:04 par Stéphanie .....

J'hallucine ! c'est vrai cette histoire . Bon , au départ je me disais que c'était trop triste qu'il arrive encore ce genre de truc à une gamine comme ça m'est arrivée à moi mais en pire encore alors je ne voulais pas y croire ..... En fait moi ça m'a rendue carrément malade d'être obligée de manger de la viande ..... En fait je n'arrive toujours pas à comprendre une telle violence de la part de parents envers leur enfant ....... En fait je ne m'en remets pas , finalement ....

2. Le jeudi, juillet 25 2013, 23:46 par Nut'

Une preuve de plus que les psys disent n'importe quoi...

Les coccinelles mangent les pucerons, les lions mangent les gazelles et alors, ça veut dire qu'on doit faire pareil ?...

Si un lion ne mange pas de viande, il risque très fort de tomber malade et de mourir. Idem pour tous les animaux. Les animaux qui en mangent d'autres le font pour SURVIVRE, sinon ils meurent. Jamais ils ne tuent pour le plaisir, contrairement à l'être humain.

L'être humain n'a absolument pas besoin de chair animale pour vivre. Et je parle en connaissance de cause puisque je suis végétarienne depuis 3 ans. Encore en pleine croissance d'ailleurs, puisque j'ai 18 ans et suis devenue végétarienne à 15 ans.
Tout va bien, je n'ai AUCUNE carence, j'ai même fait le don du sang il y a quelques temps.
Et beaucoup de végétariens n'ont aucune carence.

Ceux qui mangent les animaux, c'est UNIQUEMENT parce que "la viande ben c'est trop bon", point.

Ce n'est pas cruel de tuer les animaux pour les manger, ah bon c'est fun alors de les tuer dans d'atroces souffrances et ce pour le simple plaisir de nos papilles gustatives (puisqu'il est tout à fait possible de vivre en bonne santé sans en consommer) ?

Les animaux sont des êtres vivants, ce ne sont pas des objets.
Que diriez-vous si quelqu'un venait vous tuer pour vous bouffer, et qu'un autre le défendrait "c'est ainsi, c'est la chaîne alimentaire" ?

Les êtres humains se croient supérieurs aux autres animaux, ils se croient tout-puissants et c'est révoltant. Ils n'ont rien, absolument rien de supérieur. Nous sommes tous à égalité.

Mais bon, ils s'entre-tuent déjà entre eux donc les animaux, ils ne vont pas s'en préoccuper hein...

"Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s'entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l'amour." (Pythagore)

"Auswchitz commence partout là où quelqu'un regarde un abattoir et pense : "ce ne sont que des animaux" (Theodor Adorno)

[...]

Un documentaire à vous conseiller : "Earthlings".

3. Le samedi, août 3 2013, 16:09 par Grussie

Eh bah dis donc, je serais à la place de la gamine, j'en voudrais beaucoup à mes parents en grandissant. C'est vraiment génial que l'idée qu'il soit possible d'être végétarien et en parfaitement bonne santé à 7 ans fasse peur à la mère...

4. Le mercredi, août 21 2013, 17:25 par Merle

De lire ça m'attriste beaucoup en fait.
J'ai cessé de manger des animaux terrestres quand j'étais tout jeune, à peine plus âgé que la fille de cette dame (j'avais 10 ans), suite à une prise de conscience (ah, la campagne...)
Ma famille est certes carniste, mais ils m'ont respecté. Alors oui, j'ai eu droit à quelques remarques et à des "ça va lui passer", mais ils ne m'ont plus jamais fait à manger de la viande. La seule exception fut un jour où ma mère m'avait emmené à une soirée chez ses amis, et où elle m'avait demandé de me forcer. Les vomissements qui ont suivi (je ne pouvais pas supporter l'idée d'avoir dû manger ça) l'ont convaincue définitivement de ne plus jamais me demander ça.
Et j'ai grandi sans problèmes de carences ou autres.

Je plains cette enfant en fait. J'espère qu'en grandissant, elle comprendra qu'on lui a menti, et que sa conscience reviendra lui faire s'alimenter comme elle le désire.

5. Le jeudi, août 22 2013, 10:10 par David Olivier

Les deux posts concernés, et dont les liens sont donnés dans l'article, semblent avoir disparu du site. Avec les commentaires, qui n'étaient pas tous approbateurs. Le sujet ayant pris un tour trop peu gentillet, il a été balayé sous le tapis.

David

6. Le jeudi, août 29 2013, 16:58 par Tcharls

Ce ton méprisant, faussement léger, les arguments débiles et le médecin incompétent cru sur parole parce que c'est ce que la mère avait envie d'entendre (j'aurais aimé qu'elle tombe sur un médecin compétent, puis un autre, puis un autre, elle en aurait fait combien pour enfin entendre la version qu'elle voulait ?)

Gref, c'est gerbant cette histoire....
Pauvre gamine. Les parents préfèrent forcer leur gamine, plutôt que l'écouter. Alors que c'est si facile, il suffit de s'informer !

7. Le mercredi, septembre 11 2013, 18:33 par Mathieu

Ils faut prendre les gens comme ils sont, avec leurs doutes, leurs inquiétudes et leurs à priori. Ce n'est nullement en les méprisant que l'on fera avancer les choses. Bien sur c'est triste, mais il vaut mieux les contacter pour partager notre experience, et leur donner des exemples vivants de végéta*iens heureux, en bonne santé et bien dans la société (autant que faire se peut, même si bon, "ce n'est pas signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société malade" ;)

Je vous encourage donc à rester calme et poli, et de ne pas renforcer l'image du vege aigrie, et à plutôt montrer une image positive du vegeta*isme, parce que c'est ÇA qui donne envie et rassure.

Mathieu

8. Le jeudi, décembre 5 2013, 01:24 par lolilol

Si vous aviez tellement envie de bouffer de la viande, bouffer votre gamine, au moins elle ne vous fera plus chier avec son veganisme teinté d'anarcho-syndicaliste.

/!\ IRONIE /!\

9. Le mercredi, octobre 21 2015, 14:41 par Phil Ferraud

@2 : ahhh, l'habituel "moi-je" qui sert de caution scientifique, allié à la méconaissance ou au mensonge !

Quoique vous pensiez, un régime végétarien sans "supplémentation" est forcément carentiel en B12! Tout les sites végétariens et vegan le disent, ça n'est plus un secret pour personne (http://www.vegetarisme.fr/comment-d... ). Alors non, aujourd'hui, "nous avons les moyens de contrer ce déficit", par de la supplémentation, mais "naturellement", nous somme au minimum obligé de manger de la viande.

Après vient le couplet de "l'homme fait ça pour ses papilles, les animaux non"...ah bon? Vous pensez donc qu'on ne pourrait pas nourrir un lion avec des supplément de soja, de la protéine, et tout le tutiquanti? On pourrait...on le ne fait pas ! Il n'y a aucun intérêt : le lion a toujours manger de la viande, et a un métabolisme qui nécessite de grosse quantité de protéine....L'homme est un vrais omnivore (et qu'on ne vienne pas me ressortir ces histoires de spécisme avec des définition fausse à géométrie variable en le comparant à l'ours, autre omnivore, et en disant qu'on est pas "armé" pour l'être...en biologie, le hérisson est AUSSI un omnivore !! ). Bien sur, quand on a le choix, c'est un choix admirable que de refuser de manger de la viande...oui mais voilà, l'homme s'est implanté sur toute la planète, grâce à quoi, vous croyez? Il y a plein de région hostile ou rien ne pousse (désert froid, désert chaud, population en archipelle avec terre limité), et l'homme a du manger ce qu'il trouvait ! La plupart des population, encore aujourd'hui, mange ce qu'ils peuvent, bien loin des considération végétarienne de "hoo, je peux m'acheter un steack de soja"...
Crier à la face de monde qu'ils n'ont rien compris et qu'ils font ça pour leur plaisir, quand beaucoup essaye de survivre, quelle attitude pédante !!

Vient le coup final, "on est tous à égalité avec les animaux" ! Mais si c'était le cas, on aurait le droit de faire comme eux, à savoir "manger pour se nourrir ce qui est à porté" ! Vous croyez qu'il y a beaucoup d'omnivore (comme l'ours) qui font le choix d'aller chercher de la nourriture végétarienne plus loin plutôt que d'aller manger les saumons qui sautent en bas? Ils pourraient s'en passer, il ne le fait pas, et ils préfère surement lui aussi la viande...est ce qu'on l'accuse de "cruauté"? Tu crois que la nature c'est gentil? C'est la loi du plus fort : les oisillons poussent leur frêre hors du nid et les tue pour avoir plus à manger, les parents abandonnent leur bébé trop faible, les animaux entre eux ne sont pas de cadeaux....On est donc à égalité avec eux? C'est ça être végétarien?? Eh ben...Coté maturité, tu repasseras !

Aujourd'hui, être végétarien, c'est un choix, une philosophie, respectable et surtout écologique , mais il faut arrêter avec cette vision du non végétarien cruelle sanguinaire et des animaux "meilleures que l'homme" !

10. Le mercredi, octobre 21 2015, 14:51 par Phil Ferraud

@Mathieu : l'un des seul commentaires intelligent, merci, vous faites honneur à la cause végétarienne !

@David Olivier et tout les autres : que vous le vouliez ou non, lorsqu'on est enfant, on a des lubies sur la bouffe, et pas forcément "noble". On ne veut pas manger de fruit, de légume, on aime pas les "feuille", ce qui est fort, l'amer, etc....

Et si tout les parents écoutaient les lubies de leur enfant, en grandissant, ils ne mangeraient rien ! C'est connu : adulte, on est beaucoup moins enclin à changer nos gout ! J'ai des tas d'amis (à 30 ans, comme moi) qui sont très difficiles car leur parents ne leur ont rien fait "goûter" ! Ne les ont pas "forcé" un minimum à varier leur alimentation ! Celle ci est pauvre, non créative, fade, et surtout en carence !

Alors oui, la cause végétarienne est juste (et le pédiatre ne raconte pas que des choses stupides - car les carences sont réelle en B12, et le régime est plus "contraignant" pour avoir les mêmes choses qu'avec la viande - et ce même si beaucoup de ses arguments sont faux -Si on ne devait manger que pour "réguler", c'est du sanglier qu'on aurait dans nos assiette, ou du ragondin), mais je refuse de croire que c'est un choix qu'on peut faire en toute connaissance de cause en étant enfant !
La forcer à manger de la viande, c'est une idée stupide, mais le compromis est dans un premier temps une bonne chose, il pourra évoluer vers un vrai régime végétarien quand elle prendra en maturité, ou autre chose si elle n'en a pas envie !

Alors oui, plutôt que vociférer contre les parents, vous feriez mieux d'être un peu plus complaisant et compréhensif , aller partager vos expériences, comme le dit Mathieu !!

11. Le jeudi, décembre 3 2015, 20:34 par Noraleeds

A Phil Ferraud,

Oui, c'est louche de se supplémenter en B12. Je me suis dit que ça cachait sûrement d'autres carences que dissimulaient les végétaliens pour convaincre les gens. Ils défendent une belle cause, pensais-je, mais je ne pourrai pas avoir autant d'abnégation si c'est au détriment de ma santé. Après tout, on ne peut pas vivre sans "tuer" de la vie. Et je considère alors végétaux et animaux sous le terme de "vie", sans distinction, je ne prends pas en compte la douleur, les conditions d'élevage. J'ai appris à être une insensible : on a pas le choix de toute façon, faut bien vivre et ça inclue de manger des êtres vivants.

En réalité, un omnivore mange des animaux qui ont été eux-mêmes supplémentés en B12. Rien de naturel. Alors quand je l'ai découvert, c'est mon dernier frein du "doute salvateur" (je laisse une période de non-décision et de doute pour être sûre de m'être suffisamment informée avant d'agir de façon éclairée) qui s'est levé.

Pour en revenir aux frères oisillons qui poussent les autres hors du nid et au serpent qui mange ses oeufs... Oui, la nature est cruelle. Les notions de bien et de mal, de justice, d'équité, de protection des plus faibles etc. ont été inventées par l'Homme. Elles regardent l'Homme. Pas le serpent. On ne va pas juger des actes des animaux pour ensuite décider des nôtres à leur encontre. Tout ce qu'on peut faire c'est : se protéger d'eux si c'est une question de survie, les manger si c'est une question de survie (en région hostile où rien ne pousse (désert froid, désert chaud, population en archipelle avec terre limitée), où l'homme doit manger ce qu'il trouve ;) ) -> heureusement ce n'est pas mon cas. En fait, mon steak, et celui des parents de la jeune fille vient probablement d'un supermarché où ce n'est pas l'unique source de nourriture. Et le supermarché ne s'approvisionne pas vraiment dans la rivière poissonneuse de l'ours.

Car un des critères qui a converti pas mal d'omnivores devenus végétariens, je crois, ce n'est pas, dans un premier temps, la mise à mort de l'animal. Ce que je croyais. Ce sont les conditions de vie et de mort aussi d'ailleurs du futur steak de supermarché même bio. J'ai entendu dire que la visite d'un abattoir était quelque chose d'abominable. Je haussais un peu les épaules, me disant "bah oui on les tue, c'est l'idée même, ils s'attendaient à quoi ? Des citadins, sans doute..."
Bon.
Et puis j'ai vu Earthlings

> https://www.youtube.com/watch?v=FM_...

me disant auparavant, "ah ah, on va voir si ce documentaire est capable d'ébranler mon insensibilité (quand même un peu habituée, fille de la campagne, des sangliers morts comme trophées sur la place du village, des faisans pendus en guise de bonjour le matin au cours d'un petit tour dans le hangar). Il n'a qu'à bien se tenir le discours végé. On va voir si je vais m'émouvoir, ah ah !"

Ah ah.

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