Végéphobie

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samedi, mars 10 2012

Discrimination à l'embauche

Traduction d'un témoignage parvenu aux organisateurs de la Veggie Pride italienne :

Sincèrement je suis désespérée et j'aimerais savoir si c'est normal, si c'est arrivé à vous aussi, d'être l'objet d'une discrimination à l'embauche pour le fait d'être végétarien/vegan. Je cherche désespérément un travail, ma mère a disparu en décembre et mon père est à la retraite, et nous n'arrivons pas à joindre les deux bouts. J'ai vingt ans et je travaille depuis l'âge de quinze ans, je veux aller à l'université en septembre et je suis disposée à tout, même à faire la plonge ou à travailler en trois-huit pour 25€ par jour. Je suis diplômée, j'ai une voiture, j'ai un site à moi et dans mon temps libre j'écris, j'ai trois ans d'expérience dans la restauration et deux ans dans le marketing. Et ce matin c'est le troisième entretien d'embauche en l'espace de deux mois au cours duquel on me dit que des végétariens ou végans, ils n'en veulent pas.

Scène du genre: - «Ah, vous êtes végétarienne?» (je n'ai même pas écrit «végane» bien que je le sois, mais un générique «végétarienne», vu qu'au début j'ai beaucoup visé la restauration naturelle et le curriculum est resté ainsi). Et moi: «Oui, depuis cinq ans». - Réponse du premier employeur, un gestionnaire d'entreprise d'agritourisme: «Voyez-vous, nous avons eu une jeune fille végétarienne qui était été tellement malpolie qu'elle faisait fuir les clients. Nous ne voulons plus embaucher de végétariens» (!) J'essaye de lui dire que je ne suis pas «l'autre jeune fille» et qu'au contraire je suis une personne très gentille, mais lui a désormais dans la tête que végétarien = malpoli et ça se termine là.

- Réponse du second employeur, un nouveau restaurant bio à Milan: «Mais vous le savez qu'ici il y a aussi des carnivores? Je ne voudrais pas que ça fasse des histoires.» Mon explication ne sert à rien sur le fait que pendant trois ans j'ai travaillé dans une boulangerie-restaurant omnivore et que ça n'a fait aucun problème.

- Réponse du troisième employeur (une entreprise du secteur des énergies renouvelables), ce matin: «Végétarienne? Mais vous parvenez à tenir debout?? Ma cousine quand elle a été enceinte a dû prendre carrément des SUPPLÉMENTS!» Là encore ça n'a servi à rien que j'explique que je donne mon sang et que je vais très bien.

Je ne sais plus où donner de la tête... si j'écrivais sur le CV, par exemple, que je suis née dans un autre pays, et qu'ils ne m'embauchent pas, je pourrais porter plainte pour racisme. Et ces imbéciles qui ont pratiqué une discrimination contre moi, je ne peux même pas porter plainte contre eux. Bien entendu, mon prochain pas sera d'enlever la mention «végétarienne» de mon curriculum, mais cela vous paraît juste qu'en 2012, à l'époque de la science et de l'ouverture d'esprit, on doive craindre d'être soi-même?

Note: Par la suite, l'auteure de ce témoignage nous rapporte: «depuis que j'ai enlevé la mention «végétarienne» de mon CV, j'ai été appelée coup sur coup par un glacier, une pâtisserie et une crêche, un pour un deuxième entretien, et les autres pour une journée d'essai... pure coïncidence?

jeudi, février 23 2012

« Il m'a mis violemment la tête dans l'assiette de façon à ce que mon visage soit en contact avec ce bout de cadavre... »

J'avais 14 ans et demi quand j'ai décidé que je ne voulais plus manger d'animaux. Grâce à un film américain, à savoir Earthlings de Shaun Monson, j'ai été mise face à une réalité jusqu'alors insoupçonnée. On m'avait menti toute mon enfance sur les véritables conditions de vies et surtout sur les véritables conditions de morts des animaux. On les minimise, on les fait paraitre acceptables. Ou bien encore, on les cache. Ecœurée et choquée par ce film je décidais de ne plus consommer la chair des animaux. Je refusais d'être complice de tous ces massacres.



Mais ce choix éthique fut l'objet d'incompréhensions de la part de mon entourage, à commencer par ma famille. Il faut dire que j'adorais la viande : j'étais la première à aller chez le boucher. On ne comprenait pas pourquoi je voulais me « priver » et on pensait que c'était stupide. Moi, je refusais d'être égoïste. Je refusais de faire comme tout le monde. Je refusais de collaborer au plus grand massacre jusqu'alors jamais connu.

Pour ma famille et en particulier pour ma mère, j'étais à un âge, l' « âge bête », l'âge où l'on « se cherche ». En somme, ce n'était qu'un caprice passager. Et tous les moyens étaient bons pour m'ôter de la tête cette nouvelle idée "décalée". Cette crise d'adolescence ne devait pas durer. Il était inenvisageable que je cesse de manger de la viande et du poisson. On me rappelait que j'étais mineure, que je n'avais pas à décider pour moi-même et donc je n'avais pas à choisir quoi manger. On me disait : « Tu feras ce que tu veux quand tu ne vivras plus sous ce toit ». Socialement non plus ce n'était pas possible : pour ma mère, accepter que je puisse manger végétarien signifiait, je pense, accepter le fait que les autres puissent la juger de parent irresponsable.

On m'a obligé à manger de la viande et du poisson. On m'a forcée pendant 1 an et 9 mois. Pour moi, « forcer » signifie user d'une importante pression morale et parfois même recourir à la violence physique. En règle générale, je devais rester à table jusqu'à ce que je finisse mon assiette. J'avais l'impression de retourner à l'époque de mes 5 ans quand on m'obligeait à manger un aliment que je n'aimais pas. Mais là, c'était différent, il s'agissait d'un choix réfléchi de ma part. Je savais la vérité, je la trouvais injuste et immorale. J'étais désormais mal à l'aise face à ce corps à qui on avait imposé la mort. Et lors des repas, on me criait dessus, on exigeait que je me serve en viande et on me contraignait à la manger. Dès que j'étais face à ces corps inconnus, inertes et méconnaissables, je m'obligeais à repenser à toutes les images terribles que j'avais vues. Je refusais d'oublier leur douleur et leur résistance face à la mort. Je refusais de faire comme si de rien n'était. On me trouvait ridicule. On ne voulait pas m'écouter. On voulait me priver de téléphone portable ou d'ordinateur. Je contestais, on haussait la voix, on me menaçait. Un jour, face à mon refus, mon père/géniteur m'a mis violemment la tête dans l'assiette de façon à ce que mon visage soit en contact avec ce bout de cadavre que je devais ingurgiter. C'était l'époque de mes 14, 15 et 16 ans.

La mauvaise foi, l'ignorance et le mensonge sont d'autres moyens utilisés pour s'opposer à mes convictions éthiques. En plus d'être une déviance sectaire, le végétarisme est connu pour être un régime carencé. On me disait que j'étais en pleine croissance, que j'avais besoin de fer, de protéines et qu'en arrêtant de manger de la viande et du poisson, j'allais être carencée, tomber malade et mourir précocement. On cherchait à me faire peur, à me prouver que le végétarisme n'était pas viable : « l'homme est omnivore et il a mangé de la viande de tout temps » entendais-je souvent. Le végétarisme est marginal et est pratiqué par quelques personnes bizarres de la société. Et je ne devais pas m'écarter des normes sociales. Le végétarisme est mal vu. Il fait malheureusement l'objet d'innombrables stéréotypes.

Pour ma santé physique, il fallait que je mange de la viande et du poisson. Mais en me forçant à manger des animaux, on oubliait ma santé morale. On m'imposait une pratique sanguinaire et barbare dont je refusais de me rendre complice par soucis de morale et de justice. C'était très difficile, très pénible. Autour de moi, il n'y avait aucun-e végétarien-ne, végétalien-ne, ou vegan. J'étais seule. Seule face à toutes ces personnes qui refusaient de comprendre. Seule face à ces adultes qui méprisaient mes idées et qui me discréditaient. Dans la solitude, je me documentais alors grâce à internet sur le végétarisme. Mais tout ce que j'y trouvais et notamment tout ce qui était favorable au végétarisme n'était pas pris au sérieux : on me rétorquait qu'« on ne peut pas s'y fier ». Alors, j’ai demandé à aller voir un-e nutritionniste ou un-e diététicien-ne mais on n'a pas voulu : « on ne va quand même pas dépenser de l'argent et perdre du temps pour toi : tu n'as qu'à manger comme tout le monde ».



Lors d'une visite chez le médecin, le sujet a été discuté. Il a avoué ne pas savoir grand chose sur la question : « le végétarisme est plus ou moins viable ». Il a tenté le compromis du : « et si tu mangeais du poisson ? ». Mais je n'étais pas franchement partante. J'étais végé dans ma tête, mais on me refusait le droit de l'être. Je l'étais en dehors de chez mes parents, là où personne ne pouvait me forcer : à la cantine par exemple. J'en ressortais généralement le ventre à moitié vide mais je ne mangeais pas la chair des animaux et ça me convenait même si ce n'était clairement pas l'idéal. Peu importe de supposées carences, peu importe de supposées maladies : je ne voulais plus manger d'animaux. Chez mes parents, j'étais usée qu'on me force chaque jour à manger des animaux et je redoutais chaque repas. J'en avais marre. C'était toujours le même scénario redondant. Mais j'étais déterminée à ne pas céder. Le médecin a finalement proposé à ma mère de prendre en compte mes convictions. Mais accepter le fait que je mange végétarien c'était d'une certaine manière « perdre la bataille » et se rabaisser au niveau de « cette ado en crise ». Non, la bataille n'était pas encore finie. Elle a encore duré de nombreux mois. Mais j'ai fini par l'emporter.

Même si enfin je pouvais dès lors manger végétarien, rien n'était pour autant simple. Je devais faire face au mépris, aux railleries et aux provocations incessantes. Il m'est déjà arrivé de taire les véritables raisons qui m'avaient poussées au végétarisme. Je disais que je n'aimais pas la viande par exemple. Évidemment, c'était faux. Mais si je mentais, on me laissait au moins en paix.

On refusait de cuisiner végétarien pour moi : je retirais donc la viande ou le poisson des repas familiaux. On acceptait déjà que je ne mange plus d'animaux, il ne fallait pas trop en demander non plus. Mais paradoxalement, il fallait que je sois en aussi bonne santé.

Avec le recul, j'ai l'impression que si on s’est si peu préoccupé de remplacer la viande de mon assiette, c'était dans l'espoir que je devienne carencée... Sans doute une stratégie pour que je reconnaisse que le végétarisme n'était effectivement pas viable et donc pour que j'y renonce définitivement. Lorsque j'ai eu les résultats de ma première analyse sanguine (qui ne témoignaient d'aucun problème), personne n'était content de ma bonne santé. Au contraire, on me disait que les problèmes de santé n'advenaient pas immédiatement; qu'ils finiraient par survenir à un moment ou un autre et qu'il fallait donc que j'évite de trop m'en vanter. Ce n'était pas l'avis du médecin mais tout le monde s'en fichait. Il fallait qu'ils aient raison. Et bien non !



Parfois, on me mentait. On me disait que ce qui était dans mon assiette était végétarien pour que je le mange alors que ça ne l'était pas. C'est drôle de faire manger à un végétarien un bout de cadavre caché ou un plat cuisiné avec du jus de charogne. C'est tout aussi marrant que de faire manger à un musulman un morceau de porc sans qu'il le sache. Dans les deux cas on ne respecte ni les convictions éthiques de l'un ni les convictions religieuses de l'autre.

Quand je mangeais chez des membres de ma famille ou bien chez des ami-es de mes parents, ceux-ci n'étaient dans la plupart des cas pas prévenus que je mangeais végétarien. Ma mère n'acceptait pas que je mange différemment : je dérangeais. Elle-même ne me cuisinait pas végétarien et donc elle refusait certainement d'imposer « ma lubie passagère » aux autres. Lors des repas et du coup lors des moments de vérité, je ne pouvais manger ce qui avait été fait : un sentiment de gêne était alors ressenti par tous. Soit l'hôte me préparait quelque chose en urgence, soit j'enlevais la viande et le poisson ou soit je ne mangeais que de la salade et du pain. Mais je pense que ce refus d’information de la part de ma mère était une (autre) (mauvaise) stratégie pour que je fasse une impasse sur mon végétarisme. Et il est vrai qu'en société, j'avais encore plus de pression qu'à la maison : je subissais généralement de la part des adultes, des remarques, des moqueries, des provocations... Il était alors plus difficile pour moi d'affirmer mon végétarisme.

J'ai aussi eu à supporter la haine contre les aliments végétariens ou végétaliens, non pas ceux qu'eux-mêmes consomment : les légumes, les fruits, certaines variétés de céréales pour les petits-déjeuners, certaines variétés de chips, certains biscuits industriels... Non, la haine se porte vers les produits clairement identifiés "vegan" que je commande sur internet et qui proviennent d'Angleterre. Pour eux, ces produits-là sont « chimiques », « anormaux », « pas naturels », mal nommés... Les entreprises les produisant utiliseraient des techniques de communication de « secte » : le fait par exemple, que des personnes heureuses soient représentées sur l'emballage ! Ainsi, étant donné que j'en consomme, j'appartiendrais moi-même à une secte. Pour eux, le végétalisme et plus largement le végétarisme ne sont pas "naturels", "propres à l'homme" ni pratiqués par des personnes saines d'esprit, etc. En fait, j'ai l'impression qu'en tentant de traquer en moi des problèmes, ils veulent se donner des excuses pour continuer de cautionner le plus grand massacre jusqu'alors jamais connu. Ils me dévalorisent, moi, mes convictions et mon alimentation, et se cherchent des raisons pour continuer d'agir dans l'injustice et l'immoralité.

Le végétalisme ? Parlons-en. Mon médecin y est farouchement opposé. Selon lui, ce régime alimentaire n'est pas du tout viable. Mais, depuis que j'ai rencontré des personnes en os et surtout en chair qui mangeaient végétalien, j'ai eu la preuve qu'il n'en était rien. Depuis ces rencontres, je mange végétalien et du coup, je suis plus cohérente avec mes idées. Par sécurité, je préfère vérifier au moyen d'une prise de sang que tout va bien en ce qui concerne des différents nutriments. Le médecin s'indigne du fait que je ne boive plus du lait (de vache) : « vous êtes en pleine croissance !». Pourtant, cela fait quatre ans que je n'ai pas pris un centimètre ! Alors on me parle d'ostéoporose et on me fait comprendre que de toute manière j'aurais tort. Je suis censée courir un risque, mais on se dispense de me proposer des solutions pour prévenir de supposées carences. On veut me (nous) faire croire que le calcium se trouve essentiellement dans les produits laitiers. Mais c'est faux, merci les lobbies. Pour avoir mangé végétarien puis végétalien tout en gardant une bonne santé, mais aussi pour avoir lu la position de l'Association Américaine de Diététique, la viabilité de ces alimentations m’apparaissent aujourd'hui évidentes. Mais j'ai toujours à me justifier.

Aurélie

mercredi, décembre 28 2011

Le «coming out» le plus difficile...

A number of vegetarians report that they had more difficulty “coming out” as vegetarians than coming out as gay.

Marti Kheel, « Vegetarianism and Ecofeminism. Toppling Patriarchy with a Fork », in Steve F. Sapontzis (dir.), Food for Thought: The Debate Over Eating Meat, Prometheus Books, Amherst, NY 2004, p. 327–341.

mardi, novembre 29 2011

Pas de garde pour un enfant végé !

Témoignage reçu par mail :

J'ai tout le mal du monde à faire garder ma fille (deux ans, végétarienne et née de mère végétarienne) dans une crèche ordinaire, car le régime végétarien y est proposé uniquement pour des raisons médicales et non pas éthiques ou de conviction. La seule concession qu'on peut me faire dans ce type de structures communes est... d'enlever le morceau de viande sur le plat et de servir ce qui reste à l'enfant, au risque qu'il ne mange rien de la journée, si toutefois le reste ne lui plaisait pas... ("c'est pas grave, vous compléterez le soir"...). (R.R.)

vendredi, octobre 7 2011

Manger les animaux devient une obligation légale !

Communiqué de presse de l'Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens :

Manger les animaux devient une obligation légale !

Les végétariens(1) défendent leur liberté de conviction

Un décret vient d'être publié rendant obligatoires des règles de composition des repas dans l'ensemble de la restauration scolaire publique comme privée. Ces règles imposent à six millions d'enfants en âge scolaire la consommation de la viande, du poisson, des produits laitiers et des œufs.

Des décrets analogues sont en préparation pour la quasi-totalité de la restauration collective en France, depuis la maternelle jusqu'aux établissements pour personnes âgées, en passant par les restaurants universitaires, les hôpitaux et les prisons.

C'est ainsi que la loi française, sous couvert d'une mesure de santé publique, interdit l'expression concrète d'une conviction.

Les citoyens végétariens se mobilisent pour défendre leur droit au choix alimentaire.

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lundi, juin 6 2011

La France, ce pays de souffrance

Témoignage reçu dans la boîte mail de la Veggie Pride :

Je suis belge végétarien strict et végétalien (quand je le peux). En belgique on est pas encore prêt pour le végétalisme... A ce sujet je me réfère au peu de produits végétaliens sur le marché belge... Mais en Belgique on ne nie pas l'existence des végétariens... A ce sujet je me réfère à la quantité considérable de produits végétariens... Certains sont même estampillé "vegetarian scoiety"... Bon je dirais 5% de la population (non vérifié)...

Pourquoi je vous écris ???

Je viens de passer 9 mois à Paris pour mon travail ... Mon dieu... Mon dieu... Je vous plains... :-)

La France/Paris, c'est le désert du végétarisme... Vous vivez au moyen âge...

Je travaillais dans un environnement intellectuellement favorisé.... Aucune ouverture au végétarisme... Arrêtez de militer pour le végétalisme alors que votre population ne comprend même pas ce qu'est le végétarisme... Le seul collègue qui semblait aller dans la bonne direction était mon manager qui "semblait" limiter la viande pour le poisson... Vous imaginez ? Les autres ? VIVE LE FOIE GRAS !!! Je vous plains pauvres végétariens/taliens... Vive la viande cuite bleue... Moins c'est cuit, mieux c'est... Cela fait qques mois que je suis retourné en Belgique et je revis... Même si bcp de choses restent à faire en Belgique et je suis le premier à le dire... Mais la France.... Mon dieu... Pauvre animaux... Pauvres poissons... Pauvres oies... Pays de torture... Pays de corridas... Désert du végétarisme... Vous en voulez encore ? J'ai fini par trouver un resto vg derrière Monmartre et là-bas durant un échange d'idée à la française, une cliente était si fière de dire qu'elle avait besoin de ? et bien ouiiiiiiiiii besoin de sang régulièrement... Incroyable de bêtise humaine... Dès que je pense à la France, je suis écoeuré...

Soeur et Frères végétarien/végétaliens désertez votre France et choisissez-vous un autre pays... Ce pays de souffrance, ce pays qui sent le sang ne peut rien pour vous... On devrait sortir le label et je suis sûr qu'il se vendrait en France : "100% animal torturé, et garanti"...

Amicalement à mes Soeur et Frères végétarien/végétaliens de France, je vous aime beaucoup !!!

jeudi, avril 7 2011

Les végétariens : la minorité qui ne compte rien

Témoignage reçu dans notre boîte mail.

Je travaille au Centre Technique ..., 14 000 personnes. Il y a une dizaine de restaurants. Je ne suis pas la seule personne végétarienne, mais actuellement, on doit se contenter du buffet de hors d'oeuvre, où la plupart du temps il y a du jambon, des oeufs, crevettes, etc dans les salades, ou alors du buffet de légume où on n'a que des légumes ou pates à l'eau et sans sauces pas très appétissants.

J'avais envoyé une demande à la société A., qui est le fournisseur de repas, mais j'avais reçu une réponse comme quoi comme quoi ils ne pouvaient pas répondre à une demande qui ne satisfaisait pas la majorité. Je suis passé par un délégué du personnel (CGT) pour lui demander s'il ne pouvait pas lancer le sujet et il l'a fait. Réponse de la société A.: ils se doivent de rester généraliste. Le délégué du personnel m'a dit qu'il n'allait pas en rester là.

Dommage qu'on n'ait pas une vision de combien de personnes végé il y a au Centre. De plus, proposer des repas végétariens/végétaliens équilibrés et appétissants satisfairait aussi le grand nombre de personnes suivant un régime hallal ou casher, car on a beaucoup de personnes venant de nos filiales de l'Iran, du Maroc, etc. Sans compter celles qui auraient envie de manger différemment de temps en temps le midi, ou qui font des régimes.

lundi, avril 4 2011

La végéphobie en France, vue de l'extérieur

guardian.png

Un article paru le 30 mars 2011 sur le site du journal britannique The Guardian décrit la difficulté d'être végétarien (et encore plus vegan) en France: «What is French for a vegan?».

Ça vaut la peine aussi de jeter un coup d'œil au blog signalé à la fin de l'article en question, où est racontée l'histoire d'un petit garçon d'origine canadienne qui décide de devenir végétarien... en France. Après quelques résistances, sa mère accepte son choix. L'éducation nationale va-t-elle montrer autant d'ouverture d'esprit ? À lire : «On being vegetarian in France».

mercredi, mars 23 2011

Des dîners en famille...

Voici le témoignage et l'analyse d'un militant animaliste, dont les convictions semblent impossibles à prendre en compte par ses beaux-parents. Une situation hélas commune...

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dimanche, février 6 2011

Les végétaliens emmerdent tout le monde !

Un témoignage de prof, reçu dans notre boîte mail.

Il y a quelques année, j'étais en formation de professeur des écoles à l'IUFM. Tous les midis les quatorze collègues de ma promo et moi allions manger au restaurant administratif qui se situait à proximité de l'IUFM. En début d'année, j'ai demandé à voir le chef cuisinier pour lui demander s'il pouvait proposer des menus végétaliens équilibrés. Comme il ne connaissait ni le végétarisme, ni le végétalisme, je lui ai suggéré simplement de proposer tous les jours un plat de légumineuses un plat de céréales et un plat de légumes qui ne soient pas cuisinées avec des matières animales. Il a refusé.

Sans demander son avis, j'ai continué à manger avec mes collègues dans les restaurant, mais j'apportais alors ma boîte repas. car je ne pouvais quasiment rien manger de ce qui était proposé dans le restaurant administratif. Au bout de quelques semaines, le cuisinier est venu me voir à table, devant mes collègues, et a demandé à ce que je ne vienne plus manger dans ce restaurant. En effet, comme j'apportais mon propre repas, je profitais des locaux sans payer. de plus, il m'avait observé depuis longtemps et avait vu que j'utilisais le sel posé sur les tables et m'a ainsi accusée de "voler du sel"!

J'ai dit au chef que comme il avait refusé de proposer des menus adaptés, je n'avais pas d'autre choix que d'amener mon propre repas, et que je souhaitais manger avec mes collègues car il s'agissait d'un moment important de socialisatio0n, pendant lequel nous organisions beaucoup de choses en rapport avec notre formation. Le chef s'est montré très agressif, a dit que j'étais végétalienne par choix et que je n'allais pas "emmerder" tout le monde car rien ne m'empêchait de manger de la viande, que ce n'était pas comme si j'étais allergique ou musulmane. Comme je refusais de quitter la table, j'ai été sortie manu militari du restaurant. J'ai donc passé le reste de l'année à manger seule dans les locaux de l'IUFM, privée de ce moment important de socialisation.

dimanche, janvier 30 2011

Témoignage d'une maman

Le témoignage de Sophie, 27 ans, végétarienne quasi végétalienne, maman d’un bébé de 6 mois dont le papa est végétarien.

La discrimination est difficile à cerner parce que quotidienne et parfois invisible. Cela commence par la cantine où, étant enseignante, on devrait pouvoir manger. Ca commence par le personnel de service qui répète bien fort, chaque jour, sur un ton moralisateur « vraiment, pas de viande ? ». Pour un peu, on nous forcerait presque… Evidemment, pas le droit de prendre un fruit à la place du yaourt. On se retrouve donc avec des légumes, du pain et un fruit, les jours (et c’est souvent !) où il n’y a pas de féculents. Comment tenir tout l’après-midi avec ça ? On est donc obligée, si on veut éviter de tomber en hypoglycémie au bout de 2 heures, soit de manger seule en salle des profs, soit d’amener son Tupperware à la cantine sous le regard moqueur des élèves et des collègues, voire du proviseur… On préfère bien évidemment se taire.

Je vais maintenant raconter ma grossesse.

Etant végétarienne, pas tout à fait végétalienne, je pense que j’ai eu moins de problèmes qu’une « vraie » végétalienne. Je pourrais même dire que je n’ai étrangement eu aucun problème pendant ces 9 mois. On m’a laissée parfaitement tranquille, tout au plus ma gynécologue a-t-elle noté dans mon dossier « végétarienne », mais elle n’a fait que me prescrire la vitamine D au 6e mois et le fer comme à toutes les femmes.

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samedi, novembre 13 2010

La psychologie au secours du carnivorisme

Un témoignage trouvé sur le forum VégéWeb dont nous n'avons malheureusement pas pu retrouver l'auteure.

Bon je me lance ... Je suis désolée si mon post fait un peu son "je raconte ma life" , mais c'est la première fois que j'ose briser la glace en 10 ans de végétarisme et 8 ans de végétalisme et j'en ai gros sur la patate...

Je vis dans un petit village pomé dans les vignes au fin fond du sud de la France et question cadavre j'adorais ça, je ne mangeais pratiquement que ça et des frites. Jamais je me suis posée la question si c'était ou non un animal dans mon assiette. Puis un jour du mois d'avril, mon professeur de technologie au collège nous a proposé de nous montré un super reportage de M6 sur les abattoirs (des fois que ça emmène des vocations) , tout le monde dans la classe était ravi de voir les techniques d'abattage, moi dans mon coin je pleurais en silence ayant enfin pris conscience de ce que je mangeais. L'après-midi je rentre chez moi pour manger, dans mon assiette une pizza fromage-lardons. Je suis partie vomir dans les toilettes incapable de la manger ! (Alors que le matin même j'avais demandé à ma mère de m'en préparée une). J'explique à ma mère que j'ai vu un reportage sur les abattoirs et que je suis plus capable de manger un seul animal ! Elle se lève de table et me flanque une baffe mémorable ! Mon père à son tour se lève et me hurle de sortir de table. Je file au collège sans manger.Le soir arrive mes parents m'attendent. Ma mère une assiette avec une tranche de jambon dans la main : "Mange"

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samedi, octobre 30 2010

Fièrement végétarienne, malgré les difficultés

Message reçu sur la boîte mail de la Veggie Pride :

Je m'appele Océane Mercier, végétalienne depuis un an environ. Je ne suis pas du tout comprise par ma famille, mes parents, et bien d'autres qui sont irrespectueux et bornés ! Je me suis même faite virée des vendeanges de par mon régime alimentaire. Cette première année a été des plus douloureuse et difficiles, mais j'assume fièrement ce choix, et ce combat pour le droit à la vie pour tous !

mercredi, mai 26 2010

«La végéphobie est la nouvelle homophobie»

Par David Olivier

La phrase ci-dessus n'est pas à prendre littéralement, mais elle a attiré mon attention, étant le titre d'une entrée de blog sur un site gay.

On nous reproche souvent d'exagérer lorsque nous parlons de végéphobie; car, dit-on, personne n'est physiquement attaqué parce que végétarien, ou licencié, ou poussé à se suicider. Parler de végéphobie serait même insultant pour les victimes de vraies discriminations, les noirs, homos, femmes battues...

L'auteur de ce blog, et plusieurs des commentateurs, font entendre un autre son de cloche. Voici quelques passages, avec une traduction sommaire.

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Encore un cas de végéphobie dans une procédure de garde d'enfant

Ce témoignage a été trouvé sur un forum végétarien (novembre 2009).

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mardi, mai 25 2010

Analyse d'un article végéphobe

Par Cécile Bourgain

L'article concernant la Veggie Pride du Progrès « Maigre mobilisation des végétariens » a fait l'objet d'un (rapide) débat : certains pensent qu'il s'agit d'un article végéphobes, ce que d'autres personnes ont nié ou considéré comme quelque chose de mineur. Cet article a été repris et résumé par Lyon Plus, une « filiale » du Progrès, sous le titre « Végétariens et végétaliens main dans la main ». L'analyse comparée des deux articles, mettant en lumière ce qui a été supprimé ou modifié, montre bien la végéphobie dont fait preuve le texte initial.

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mercredi, mars 31 2010

J'ai toujours été végétarienne... malgré tout !

Ceci est le témoignage d'une jeune femme qui aurait voulu être végétarienne pendant son enfance. Il a été lu à l'édition 2009 des Estivales de la question animale, lors de la présentation-débat « Les enfants et la question animale ».

J’ai toujours été végétarienne, aussi loin que remonte ma mémoire, et pourtant, je ne suis pas végétarienne de naissance. Ce ne sont pas mes parents qui m’ont poussée à ne plus manger de viande, loin s’en faut, et pourtant j’imagine que c’est d’eux que je tiens ce nom : végétarienne. Car j’ai le sentiment que c’est bien d’un nom qu’il s’agit, et pas d’un adjectif : contrairement à tout ce que je pense, à savoir qu’on n’« est » pas végétarien, qu’il ne s’agit pas là d’une identité, je me sens végétarienne au plus profond de mon être.

En fait, j’ai le sentiment d’être devenue végétarienne à trois moments de ma vie, et cela a façonné une grande partie de mon existence et de ce que je suis aujourd’hui.

Mes premiers souvenirs sont liés à ma première naissance végétarienne, et à ses conséquences.

Je suis née végétarienne pour la première fois à l’âge de quatre ans, c’est mon premier souvenir, ou presque.

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dimanche, février 28 2010

Littéralement, peur des végétariens. Concrètement, animaux à l'abattoir.

Par Antonella Corabi

(Traduction de l'italien : Loredana Ballone ; relecture : David Olivier)

Nous voudrions dénoncer la végéphobie.

Littéralement, la peur des végétariens.

Plus précisément, ce n'est pas que l'on se sente persécutés en tant que végétariens. Personne ne crie au complot, ni ne pleurniche en implorant qu'on nous laisse vivre en paix. Pour mieux nous comprendre il faudrait peut-être commencer par préciser deux points fondamentaux : tout d'abord, lucidement, nous savons bien que personne n'en a à faire des végétariens. Ensuite, nous devons nous résigner à écarter toute idée de complot. Ce dont nous voulons parler, c'est précisément de l'aversion envers ceux qui ne mangent pas de viande. De cet ensemble bariolé de situations qui, dans la vie quotidienne et dans les médias, exposent à toute une gamme de critiques les végétariens et leur choix de ne pas manger de viande.

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samedi, janvier 2 2010

"Je suis en mauvais termes avec mon conjoint..."

Témoignage d'une maman vegan (qui préfère rester anonyme) :

Je suis en mauvais termes avec mon conjoint et il m'a clairement dit qu'il se servirait du fait que je suis vegan en cas de divorce pour obtenir la garde de notre enfant, et qu'il ne voulait pas que notre enfant soit végétalien. Bref, c'est juste qu'il cherche des angles d'attaque, des arguments qui pourraient me discréditer devant des tiers. (Décembre 2009)

jeudi, décembre 24 2009

Bébé meurt, le végétalisme est accusé

Comment un triste fait divers devient l'occasion pour diffamer le végétalisme :

Etre végétalien et allaiter: les médecins sont contre

Un bébé est mort de manque de soins et malnutrition. Sa mère était végétalienne. Pour les médecins, le lien est évident.

Le Post, 04/04/2008

Première imposture : affirmer un lien causal non prouvé

Le sous-titre donne pour « évidente » une évaluation qui ne se fonde pas sur des faits avérés mais sur des suppositions, comme le montre une lecture critique de ce qui suit. Mais le lecteur pressé ne retiendra que le titre.

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